
Un pas en arrière, un pas en avant. En mars dernier, le Conseil d’État avait partiellement annulé un arrêté de 2024, entraînant la suppression de la baisse des aides MaPrimeRénov’ pour les équipements de chauffage au bois. Sans surprise, le gouvernement corrige le tir en publiant un nouvel arrêté qui rétablit la situation initiale.
Retour à la case départ. En 2024, l’État avait sérieusement raboté les aides accordées aux équipements fonctionnant au bois ou à la biomasse, avec une diminution de 30 % des montants versés. L’association Propellet avait porté l’affaire devant le Conseil d’État. Résultat, en mars 2026, la disposition était annulée pour un motif purement procédural : l’arrêté ne comportait pas la signature de la ministre chargée des Outre-mer, pourtant requise.
Finalement, cette décision restera sans impact. Car trois mois plus tard, un nouvel arrêté, cette fois dûment signé, rétablit les niveaux d’aides voulus par le gouvernement. Pour l’installation d’un poêle à granulés, la prime varie ainsi de 750 euros pour un ménage aux revenus intermédiaires à 1 250 euros pour un ménage très modeste. Ces montants s’appliquent à l’ensemble des demandes déposées depuis le 1er janvier 2026.
Un texte en cache un autre. Le même jour, un second arrêté corrige une autre irrégularité de forme. Celui du 26 février 2026, qui instaurait l’obligation de fournir une attestation de contact avec France Rénov’ dans le cadre d’un parcours de rénovation d’ampleur. Le texte se trouvait entaché du même défaut : l’absence de signature de la ministre des Outre-mer.
Au final, ces deux nouveaux textes ne changent rien sur le fond mais régularisent simplement des mesures fragilisées par un vice de forme. Un épisode de plus qui alimente la confusion autour de MaPrimeRénov’, déjà modifié dix-sept fois en cinq ans et dont la lisibilité s’érode un peu plus à chaque réforme.
